Bataille de Proxima III

Publié le par space-brazouck

Une petite nouvelle écrite il y a quelques années pour (encore) un de mes jeux avortés, Ultime Frontières, basé sur le système de Frontieres de Y&C Games.

 

Le Commodore Geoffroy Duquesne contemplait la petite lune.

Sa force d’intervention avait achevé son saut derrière le satellite naturel de Proxima III pour réster invisible aux yeux des Zirls.

Il faut dire que s’il avait choisi de « réapparaitre » en orbite, il aurait fait une cible facile tous scanners coupé et armes neutralisées pendans quelques minutes, et les Zirls n’auraient fait qu’une bouchée de sa flotte.

 

Et en apparaissant plus loin, les aliens auraient pu le distancer, mais là, à l’abri des senseurs ennemis, il avait pu réorganiser ses forces et accéler jusqu’a une vitesse qui ne laisserait pas le temps à ses ennemis de se regrouper.

 

Doucement, il voyait Petrus, la seconde lune de Proxima III disparaitre du visuel, bientôt le Cormoran, son croiseur de combat amiral et les quatre contre-torpilleurs qui l’ecortaient seraient dévoilés aux yeux des servants de la reine Mir’lum.

 

Sa mission était simple, attaquer la flotte ennemie qui assiègeait Proxima III, la flotte en question etait commandée par un cuirassé ennemi. Les défenses humaines avaient été anéanties lors de l’assaut, mais comparativement les Zirls avait bien plus souffert. Quatre vingt dix pour cent de ses escorteurs étaient détruit et le cuirassé avait subit de très lourd dégats.

 

Son objectif principal était de porter l’estocade final au léviathan mourrant, et si par la même occasion il pouvait libérer l’orbite de Proxima, ce n’etait pas plus mal ...

 

La cuve holographique se remplit soudain d’informations alors que la petite flotte passait la ligne d’horizon. Au centre de l’affichage tactique, un point rouge esseulé brillait.

 

« Zoom facteur 100 »

 

Immédiatement l’affichage principal montra le vaisseau ennemi, aux lignes éffilées et à la coque blanche éclatante cependant constéllée d’impact de lasers et de missile, et même au centre la fissure béante sans doute causée par une torpille.

 

« Distance ? »

« Quatre mille kilometres monsieur »

 

Duquesne réflechit, à leur vitesse actuelle, le lourd cuirassé ennemi ne pouvait dors et déja plus fuir. Les contre torpilleurs pourraient le rattraper en deux minutes, et son croiseur de combat en a peine trois si ils rompaient la formation, de plus cela attirerait le feu ennemi sur d’autres vaisseaux que le sien ...

 

« Aux contre torpilleurs, application du plan de mouvement Gamma. »

 

L’ordre fût relayé par le comm, et quelques secondes plus tard les quatre escorteurs doublèrent leur accéleration, se détachant rapidement du Cormoran.

 

Lentement, sûrement à cause des dommages subis, le cuirassé Zirl commença à pivoter pour éloigner son flanc meurtri de ses assaillants, mais les contre torpilleurs arrivaient trop vite.

 

« Distance des boites de conserves ? »

« Les contre torpilleurs sont à mille cinq cent kilometres de la cible Commodore »

« Bien, feu à volonté, interdiction d’envoyer les torpilles, pour le moment »

 

Les quatre navires firent donner leurs batteries de lasers, les rayons rouges-bordeaux vinrent frapper de plein fouet le navire ennemi, mais un globe d’énergie bleu se dessina, absorbant l’intégralité de l’attaque.

 

« Commodore, leurs boucliers sont intacts »

« J’ai vu Lieutenant, vous n’avez rien de mieux à m’annoncer ? »

 

Silence géné sur la passerelle.

 

« Très bien, timonier, faites nous virer de quinze degrés sur bâbord, comm, indiquez aux boites de conserve de passer par tribord, ordre de feu lorsque nous l’aurons complétement encerclé. »

 

Lentement, les navires humains infléchirent leur trajectoire pour encercler le cuirassé. Celui ci finit par compléter son pivot et lâcha la puissance de ses armes sur le contre torpilleur de tête. Las rayons d’énergie bleus percuterent le flanc du petit navire de guerre, détruisant blindage, composants électroniques et être humains avec une égale facilité. Cette première salve fût déja quasi fatale au fragile vaisseau. Mais les huit missiles qui suivaient acheverent le travail, entourant le contre torpilleur. Les explosions de plasma ravagerent encore plus la coque mmutilée, puis le vase de confinement de l’antimatière céda et le vaisseau disparut dans une boule de feu aveuglante.

 

Les trois autres contre torpilleurs humains pivoterent alors pour présenter leur flanc aux Zirls. Les missiles quitterent leurs baies de lancement puis les lasers fuserent. Le bouclier absorba encore uen fois les rayons énergétiques. Mais quand les missiles arriverent, les tourelles défensives du cuirassé ne furent pas assez nombreuse, deux puis trois missiles disparurent sous les tirs de plasma, mais neuf d’entre eux passerent. Les trois premiers s’immolerent en vain contre le bouclier, mais lorsque le quatrième atteignit la zone mortelle, un flash bleuté signala l’effondrement du bouclier. Le choc fût suffisament rude pour devier le missile qui poursuivit sa course erratique. Les cinq autres missiles arriverent à toute vitesse. Une décharge de plasma d’une tourelle de défense en élimina un dernier, mais les quatre autres frapperent le cuirassé, eventrant le blindage, vaporisant deux affûts lasers et une lance missile ainsi que l’un des propulseurs de manoeuvre.

A bord du vaisseau Zirl, la puissance électrique chuta brusquement et certains systèmes durent se réinitialiser, l’intelligence centrale accusa quelques microsecondes d’arret.

 

A ce moment, sur la passerelle du Cormoran, le Commodore Duquesne admirait l’effet de la salve de ses équipiers.

 

« Que les contre torpilleurs convergent vers la cible pour le coup final, à nous de faire feu, à mon command... »

 

Le tir ennemi l’interrompit, huit affuts laser du flanc intact du cuirassé ennemi frapperent son navire, les humains ne maitrisaient pas la technologie des boucliers et le blindage n’est que peu efficace face aux lasers. Les rayons ennemis firent fondre couches d’acier, parois anti radiation, coque, coursives, générateurs et armement. Trois des affuts lasers, tous les lance missiles, les propulseurs de manoeuvre du flanc tribord furent aneantis, la puissance de l’impact fit faire une embardée au croiseur humain.

 

Sur la passerelle, l’enfer se déchainait, l’explosion d’un conduit de plasma avait tué quatre officiers et ouvert une brèche dans la coque par laquelle l’atmosphere commença à s’echaper. Tous bouclerent les casques de leurs combinaison, et le silence, ce silence si particulier de l’espace, se fit.

 

Lentement, le cuirassé Zirl s’approchait pour achever son adversaire blessé qui tournoyait hors de contrôle.

Ce que le contrôle central du vaisseau Zirl avait oublié, c’était les trois contre torpilleurs maintenant sur ses arrières qui accéleraient aussi, mais trois navires de cette taille n’etaient qu’une gène mineure, non ?

 

A l’avant des trois vaisseaux, des panneaux coulisserent, révelant les gueules menaçantes de torpilles lourdes.

Le Commandant Herbert, coupé de son supérieur, conscient de violer l’ordre de ne pas utiliser ces armes, eut tout de même un sourire froid.

« Feu »

 

Les trois torpilles jaillirent.

 

Immédiatement, comprenant la menace, le cuirassé se détourna, mais une fois qu’il eut présenté son flanc, les ogives étaient déja à moins de huit cent kilometres. Les tourelles à plasma ouvrirent le feu, mais le blindage des torpilles tint bon.

 

Uen fût tout de même détruite, mais la suivante explosa à moins de quarante kilomètres, creusant une brèche profonde dans la coque immaculée et vaporisant tous les équipement bâbord. La torpille suivante s’enfonca de quelques mètres dans les entrailles du cuirassé géant, la détonation fût apocaliptyque, couplé avec la surchauffe du réacteur à antimatière, la cuirassé explosa tel une mini supernova. L’explosion emporta l’un des contre torpilleur et les radiations dégagées tuèrent instantanement l’équipage des deux autres.

 

Seul restait le Cormoran, tournoyant encore dans le vide alors que ses équipes de techniciens s’échinaient aux réparations, le Commodore Duquesne ouvrit le journal de bord électronique.

 

« Heure 09 :23 Zulu, mission accomplie, espace de Proxima III nettoyé »

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